L’effet du gèle se fait sentir dans les maritimes.

Il est temps de parler franchement de la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

 

L'effet du gèle se fait sentir dans les maritimes : Il est temps de parler franchement de la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

** Veuillez noter que les opinions exprimées dans l’article suivant sont celles de Assurance Kent & White **

Le 17 octobre 2018 est marqué comme l’un des jours les plus heureux de l’histoire. Le lendemain, 18 octobre, un « downer » historique ; lorsque de nombreux magasins ont manqué de provisions. La légalisation de l’usage de cannabis à des fins récréatives est attendue depuis longtemps et les compagnies d’assurance ont trouvé des moyens innovateurs de se préparer. Le Canada étant le premier pays développé à avoir complètement légalisé l’usage récréatif du cannabis au niveau national. Les compagnies d’assurance canadiennes ont été confrontées à la tâche monumentale d’être le premier à élaborer des règles et des couvertures qu’aucun autre pays n’a mises en place. (Il est possible que ceux puissent variées de province en province).

C’est une période passionnante pour faire partie du secteur de l’assurance, qui se voit leader dans la formulation des règles et des couvertures pour cette industrie naissante. Barinder Rasode, Président et PDG de NICHE Canada, a félicité le secteur des assurances d’être avant-gardiste en ce qui concerne le plan de la légalisation. Il soupçonne qu’une grande partie du succès de l’industrie du cannabis dans la transition vers la légalisation découleront la préparation de l’industrie1. Le cannabis et le chanvre sont des ressources inexploitées au Canada depuis trop longtemps et nous sommes impatients de voir les effets dominos de la légalisation.

Une fois légalisés, les Canadiens d’âge légal pourront acheter, consommer et cultiver du cannabis. La limite de possession personnelle est d’environ 30 g de cannabis séché par personne et de quatre plantes par ménage2. Selon Statistique Canada, notre province se situe au bas de l’échelle en ce qui concerne la consommation de cannabis à des fins récréatives, avec 14%3. Ce pourcentage est faible en comparaison à la Nouvelle-Écosse, qui arrive en tête de liste avec 23%. Que vous vous trouviez ou non dans les 14%, la légalisation entraînera des changements dans les polices d’assurance de chacun.

Du côté de la propriété, de nombreuses entreprises d’assurance modifient la formulation afin d’inclure des limites spéciales aux pertes liées au cannabis. Ces limites sont spécifiques à chacune des compagnies et font souvent l’objet d’un déductible. Donc, si vous envisagez de cultiver ou de posséder des plantes de cannabis, prenez en compte les points suivants:

  1. 1) Les limites spéciales d’assurance pour les pertes liées au cannabis et si cela peut ou non être appliqué aux plantes en votre possession (cultivées à l’intérieur ou à l’extérieur); et
  2. 2) Le déductible à laquelle cette limite spéciale est soumise.

Il est important de noter que de nombreuses de couverture «Arbres, arbustes, plantes et pelouses d’extérieur» ont été mises à jour pour exclure les plantes de cannabis d’extérieur. De plus, selon le type de police de propriété que vous avez (propriétaires versus locataires, ou copropriétés), les couvertures peuvent varier considérablement.

En ce qui concerne l’assurance-automobile, rien n’indique que la légalisation aura une incidence sur les tarifs de l’automobile. Des études menées aux États-Unis ont enregistré une augmentation de 3% du nombre de réclamation liés aux accidents après que le cannabis ait été légalisé au Colorado et à Washington1, mais a également constaté qu’il n’y avait pas d’augmentation du nombre d’accidents mortels associés à la légalisation.2 Cela ne veut pas dire que conduire sous l’influence du cannabis devrait être considéré comme une menace d’intensité faible. Le gouvernement fédéral a introduit trois nouvelles conditions de conduite avec facultés affaiblies et de nombreuses compagnies d’assurances attribueront la même importance aux condamnations pour conduite avec facultés affaiblies par la drogue qu’aux condamnations liées à l’alcool. De plus, s’il est constaté que le conducteur d’un véhicule était sous l’influence du cannabis au moment de l’accident, la compagnie d’assurance peut alors refuser de faire une réclamation, si une réclamation devait être demandée.

Bien que les discours entourant la consommation de cannabis aient souvent été présentés comme une « drogue douce », comparés à une consommation excessive d’alcool ou à une consommation récréative de drogues dures, il est important de se rappeler que toute conduite avec facultés affaiblies est considérée de façon égale. Veuillez-vous respecter et respecter les autres en ne conduisant pas sous l’influence de drogues et alcool.

1 [La prochaine article est en Anglais seulement] Insurance Business Magazine: Profitability of insurance industry under spotlight in new report
2 La légalisation et la réglementation stricte du cannabis : les faits
3 Enquête nationale sur le cannabis, 3e trimestre de 2018
4 [La prochaine article est en Anglais seulement] Legalizing recreational marijuana is linked to increased crashes
5 [La prochaine article est en Anglais seulement] Crash Fatality Rates After Recreational Marijuana Legalization in Washington and Colorado

 


Suivez-nous sur Facebook!